L’objectif des humains, pour le siècle qui commence

L’objectif des humains, pour le siècle qui commence, devrait être d’aboutir à des modes de vie, certes différents, mais qui entrainent des accès à peu près égaux, aux richesses que nous offre la planète. Actuellement, la règles des « 80 – 20 » est respectée par tous, c’est à dire que le 5ème des humains consomme 4/5 des richesses. Ceci est à peu près vérifié pour les matières premières comme le pétrole ou le gaz. Aboutir à un « 50 – 50 » est parfaitement réaliste. « 50 – 50 » c’est à dire autant pour ceux qui sont actuellement pauvres que pour ceux qui sont actuellement riches. Cela suppose une diminiution de la consommation des nations les plus consommatrices. Elles devront donc réviser l’importance qu’elles donnent aux diverses activités. Il faudra donc restreindre celles qui coûtent cher en produits naturels et simultanément il faudra accroître celles qui ne gaspillent pas ces produits. Reste donc à développer tout ce qui n’affecte pas la terre. Il se trouve – quelle chance ! – que les activités qui nous apportent le plus de satisfactions – la recherche, la création de la beauté, l’éducation, la lutte contre les maladies – toutes ces catégories se rangent dans la catégorie en question. Dans ces domaines, nous pouvons sans limite exiger plus de notre commune humanité. Cette humanité que nous avons à construire, nous pouvons l’imaginer à la fois consciente des contraintes que la nature nous impose et capable d’une dynamique joyeuse. Pourquoi pas ? Cela ne dépend QUE DE NOUS. Ceux qui, comme je le fais ici, osent s’attaquer à l’idéologie de la croissance, si profondément inculquée, incrustée dans nos sociétés, affrontent le risque d’être décrits comme des esprits chagrins, opposés au progrès, et qui veulent revenir au bon vieux temps. En réalité, leur objectif, mon objectif, est d’impulser une dynamique, une évolution, mais une évolution qui tienne compte de ce que la planète peut nous apporter et de ce qu’elle peut absorber. Il ne s’agit pas d’une position idéologique, mais d’une attitude réaliste. Ce qui n’empêche pas de rêver et d’imaginer un sort meilleur pour CHACUN DES HUMAINS.

Albert Jacquard, 15 janvier 2009.

ajacquard

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Plus de lien, moins de biens !

Ce site est le site non officiel de « Terre à terre », une émission de radio que je ne rate jamais (live ou podcast). La dernière, du 10 janvier, avec Hervé Kempf (journaliste au Monde), est particulièrement intéressante (durée: environ une heure). Le titre de son livre est assez clair et direct : « Pour sauver la planète : sortez du capitalisme ». (Pas du libéralisme).

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